La résistance se déplace :  6 sept

La fin de semaine dernière (1er et 2 septembre) a vu la résistance se transporter au pont du Gourga qui est le premier pont sur la RD52 dans le sens Bouriège/Saint Sernin pour la bonne raison que celui-ci ne mesure que 4,90 mètres de large contre 5,03 pour le pont du Rec. Un constat d'huissier est effectué à notre demande. Nous pensions ainsi résoudre le problème, une fois pour toutes, puisque la génératrice mesure 4,97mètres...

Des échelles d'échafaudages sont disposées à l'entrée du pont pour permettre aux opposants de grimper dessus.

Mais c'est mal connaître Valéco...

Lundi 4 septembre : il a plu ce week-end et le chemin réalisé par Valéco à travers la colline est très dangereux pour les poids lourds. Il est extrêmement pentu et glissant en cas de pluie. Un des chauffeurs nous confiait que s'il fallait redescendre la pièce qui est déjà montée, il refuserait car c'est trop dangereux. Donc pas de transport lundi !

Un des riverains du pont a subi des pressions  financières, entre autres, le menaçant de 20 000 euros de dommages et intérêts par jour s'il ne laissait pas passer les convois sur le pont du Gourga mais c'était mal connaître un opposant de la première heure...

Mardi 5 septembre : le pont du Gourga devient le deuxième pont le plus mesuré de France. Toute la journée les "mesureurs" défilent... et le soir nous apprenons du département qu'un transport est prévu pour aujourd'hui. Malgré les constatations sur place de tous les professionnels...

Mercredi 6 septembre : une vingtaine de personnes se regroupe autour des échelles pour faire barrage à un éventuel passage en force. 9 heures, le convoi démarre et tout le monde se retrouve à l'entrée du pont pour un dialogue de sourds. L'entreprise Capelle soutenant que la pièce de 4m97 passe entre deux échelles écartées de 4,91 mètres. Les gendarmes sur place, après avoir essayé d'expulser les opposants sous prétexte de les protéger du camion ont fini par partir et laisser les deux parties s'expliquer.

11h : devant la détermination des opposants, le convoi rebrousse chemin. C'est la première fois...

Cet après-midi aucun transport n'est prévu, le Département qui doit prévenir 24 heures avant pour respecter l'arrêté de circulation n'a rien sur son emploi du temps. Demain et après-demain non plus.

Feuilleton à suivre...

 

Le convoi essaie de forcer le passage.     Il rebrousse chemin.

Le mois d'août a été riche en travaux de toutes sortes pour renforcer clôtures et protections du pont du Rec. Malgré tout, les socles, un premier élément de mât et une génératrice sont passés grâce à l'arrêté d'alignement du Département. Il nous a fallu du temps pour comprendre où il fallait se placer et à quelle hauteur pour gêner les convois.

 

 

    Dimanche 30 juillet

 

L'article de la Dépêche quant à lui nous rapporte les propos de la juge des référés qui dit en substance : l'arrêté d'alignement est entaché d'irrégularités  puisqu'il prive le propriétaire riverain de son bien pour faire passer des éléments éoliens...

Dimanche 30 juillet l'INDEPENDANT titre :

Aude : situation kafkaïenne à Bouriège, le village est coupé du monde du lundi au vendredi

Nouvel épisode du conflit entre le collectif du pont du Rec et l’entreprise Valeco, porteuse du projet de parc éolien de Saint-Pierre-le-Clair.

Le 11 juillet dernier, l’entreprise avait été déboutée par la justice. Alors qu’elle reprochait à onze membres du collectif de bloquer illégalement le passage sur la RD 52, la justice avait de son côté statué en faveur du collectif. L’arrêté départemental d'interdiction de circulation sur cette route départementale s’appliquant à tous, y compris aux engins de chantier, les opposants au projet ne bloquaient donc pas illégalement le passage.

En outre, ces derniers avaient fait valoir qu’ils étaient installés sur un domaine privé, et non sur la voie publique.

Dernièrement, six jours après l’ordonnance de la juge, le conseil départemental prenait un nouvel arrêté, spécifiant cette fois que la circulation était interdite sur la RD 52, sauf pour Valeco. Et puisque les anti-éolien sont toujours sur les bords de la route, et que les engins ne peuvent toujours pas passer, l’entreprise a de nouveau assigné le collectif, pour les mêmes motifs que ceux invoqués début juillet.

Jeudi 27 juillet, une nouvelle audience a eu lieu au tribunal de Carcassonne : « Nous ne pouvons pas encore communiquer sur le délibéré de l’affaire, a souligné le collectif, mais on peut d’ores et déjà dire que les onze personnes assignées par Valeco n’ont pas été condamnées. »

Toujours est-il que l’affaire continue, et qu’elle prend des proportions de plus en plus extravagantes.

  • Coupé du monde de 6 h à 20 h

Pour que les camions de l’entreprise puissent passer, le conseil départemental a édité un nouvel arrêté, datant du 17 juillet dernier. La route départementale 52 est fermée à la circulation, sauf pour les riverains et les véhicules de secours, tous les jours du lundi au vendredi, de 6 h à 20 h.

Et cette situation en amène d’autres qui ne manquent pas de faire réagir le collectif du Pont du rec. « La route est fermée à partir du croisement de Toureilles. Donc quand les gens arrivent, ils doivent prendre une déviation vers Magrie, ils remontent à Bouriège, et là, ils tombent sur un nouveau panneau route barrée. Ce qui fait que le hameau de Saint-Sernin est isolé du reste du monde. Sauf laisser-passer, les clients des gîtes du village ne peuvent pas venir. Et une des entreprises a dû aller chercher sa livraison à Limoux, parce que les livreurs ne peuvent plus venir jusqu’ici » dénonce les membres du collectif.

En conséquence, les habitants font circuler une pétition pour demander la suspension de l’arrêté départemental. « Nous avons déjà recueilli environ 200 signatures » souligne le collectif.

Mardi 25 juillet

Si vous êtes fans de la série culte "les résistants du pont du REC", venez découvrir la saison 2 jeudi matin à 9h30 au TGI de Carcassonne. Vos onze héros vainqueurs dans la saison 1 seront au rendez-vous pour des aventures encore plus incroyables...

En avant première nous pouvons vous révéler que le scénario de la partie adverse reste le même...

Vendredi 21 juillet

Où en sommes-nous ?

  •  Le Département a édité un nouvel arrêté de circulation dans les règles cette fois... N'aurait-il pas été rédigé par Valéco puisque toutes les mesures correspondent exactement à leurs besoins ???

Le problème c'est que les usagers empêchés de circuler sont en majorité des agriculteurs qui vont bientôt commencer les vendanges... Qu'a donc prévu le Département pour dédommager ces travailleurs qui ne pourront pas effectuer leurs rotations vers la cave au rythme infernal que leur impose les vendanges car la RN52 est un axe principal de transport et qu'elle est réservée à Valéco ???

- Comment expliquer à ces gens qui sont la colonne vertébrale de l'économie de notre région que le service public se met aux ordres d'une société privée ???

- Comment leur dire que la période des vendanges (qui conditionne toute leur vie puisqu'ils sont censés recueillir le bénéfice d'une année de travail acharné) va devenir cauchemardesque pour eux parce que le Département n'a pas tenu compte de leurs besoins voire de leur existence ???

  • L'arrêté d'alignement quant à lui est effectif d'après le Département, Préfet et donc gendarmerie... Le problème est qu'il répond aux mesures nécessaires à Valéco pour leurs convois et empiète de 3 mètres par endroit sur une propriété privée. Il prévoit aussi (nous ne sommes pas à une hérésie près) la démolition des clôtures d'un propriétaire riverain...

Encore une fois, qui est censé soutenir les citoyens sinon le service public ???

Pour finir car il n'y a rien à ajouter, je cite notre avocat Maître Darribère : "Dans cette affaire, nous marchons sur la tête"...

 

       

Mardi 11 juillet

 

La société VALECO est déboutée et condamnée à payer 2000 euros pour les frais d'avocat.

MERCI Madame La Présidente du tribunal de Carcassonne de nous avoir redonné foi dans la justice de notre pays.

 

Article de la Dépêche du 12 juillet

 

L'avocate de VALECO a soutenu à l'audience  du 7 juillet que le village médiéval n'avait pas été touché, je vous engage à aller voir page suivante l'état du village AVANT Valéco et l'état du village APRES Valéco.

Amoureux de votre patrimoine et respectueux de notre histoire que vous espériez transmettre aux générations futures, si vous avez envie d'en pleurer sachez que vous n'êtes pas les seuls...

 

                 Samedi 7 juillet

 

 

En regardant ces deux articles, il est intéressant de faire une étude sur la subjectivité qui ne manque pas d'influencer les journalistes  écrivant dans la presse...

Chacun fait avec son ressenti, ses convictions...

Peut-être aussi avec les pressions subies ??? C'est dans tout les cas la question que l'on peut légitimement se poser.

Samedi 8 juillet

A propos des autorisations administratives auxquelles VALECO se réfère tout le temps...

Un permis de construire est déclaratif : c'est à dire que les sociétés éoliennes successives ont déclaré sur leur demande au Préfet "posséder l'accès au site" .

Les agriculteurs riverains ont de suite (11 ans maintenant) contesté cette déclaration mais malgré leurs mises en garde et leurs attestations pour affirmer qu'ils ne donneraient pas le passage sur leurs terres, ils n'ont JAMAIS été entendus...

Et maintenant ??? Les faits donnent raison aux agriculteurs : les convois ne passent pas.

Les agriculteurs ne sont pas responsables d'un état de fait qu'ils dénoncent depuis le début du projet et que VALECO connaissait quand il a acheté le projet.

Ce que tout le monde déplore :

- d'avoir vu commencer les travaux en sachant ce qui allait se passer dont un passage en force sur les terres des agriculteurs seule alternative à l'accès au site... Ce qu'on peut qualifier d'acte prémédité.

Maître DARRIBERE insiste sur le fait que si les agriculteurs riverains et leurs amis (dont la moyenne d'âge est d'environ 60 ans !!!) s'étaient vraiment allongés devant les camions  pour bloquer la route, les gendarmes présents en nombre tous les jours, sur le site, n'auraient pas manqué de les verbaliser or ils n'ont jamais été entendus par la gendarmerie puisqu'ils ne sont JAMAIS ALLÉS SUR LA CHAUSSÉE.

 

 

 

Vendredi 7 juillet

Le matin :

Un géomètre, un huissier, deux  agents du Département et  Valéco sont venus sur place pour effectuer un piquetage sur la propriété agricole de Willy.

 

Sur la photo, le talus appartenant à Monsieur MOYSON dont on voit très bien qu'il a déjà été gratté par la pelle de la société de TP sans son accord évidemment.

Les personnes présentes ont expliqué à ces employés que l'arrêté n'avait pas été notifié officiellement à Monsieur MOYSON et qu'ils se trouvaient  sur une propriété privée... Ils sont donc partis...

 

A 14 heures :

Audience du référé heure à heure demandé en urgence par Valéco la semaine dernière. Reportée à cette semaine ce qui fait un certain nombre d'heures en plus pour une urgence !!!

De l'avis général  Maître DARRIBERE notre avocat de Toulouse s'est exprimé dans une plaidoirie remarquable, bien renseignée, calme et très professionnelle.

Je ne parlerai pas de la plaidoirie adverse qui ne reposait sur aucun fait avéré... Un exemple seulement (que vous pouvez vérifier ci-dessous au dimanche 2 juillet) : l'avocate a dit que sur mon site je parlais du référé d'alignement du conseil départemental (ce qui prouvait bien que nous l'avions reçu !!!) , en fait, je ne fais que citer l'article de la Dépêche paru le samedi soir sur internet et le dimanche dans la presse...

Malgré tous les revers que nous avons subis jusqu'à maintenant nous persistons à avoir confiance en la justice parce que c'est la seule administration qui peut nous défendre encore...

Nous saurons mardi matin 11 juillet si nous avons eu raison lors du rendu du délibéré.

Pour mesurer la pression qui va reposer sur la juge nous avons quelques pistes à fournir à votre réflexion :

  • Les journalistes qui couvrent d'habitude les événements liés à cette histoire n'étaient pas là : peut-être en vacances ???
  • FR3 qui avait annoncé la semaine dernière qu'il serait présent à l'audience brillait par son absence : peut-être en vacances aussi ???
  • Pas de caméra pour filmer la séance : peut-être en panne ???

Il nous reste à voir ce que sera l'impression de ceux qui étaient là  cet après-midi...

Résultats demain dans la presse !!!

 

 

 

La Départementale 52 est-elle dangereuse  ???

Photo 1 : de nuit sans phares (vélos, piétons)

Photo 2 : par temps couvert

Photo 3 : dans les phares d'une voiture...

Largeur de la route  en descendant vers Bouriège : de 4,12m à  4,94m.

Vous avez dit dangereux ??? Mais alors quelle route départementale ne l'est pas ???

 

 

Lundi 3 juillet

Ce matin, deux agents du Conseil Départemental sont venus sur place, avec deux gendarmes pour regarder... ???

Ils se sont intéressés à la hauteur des poteaux qu'ils n'ont pas mesurés se contentant de constater leur hauteur par rapport à leur propre taille... ???

Bien entendu les poteaux sont à hauteur réglementaire (inférieure à deux mètres) et munis d'une bande signalétique sécurisant la circulation.

Question du jour :

Que sont venus faire ces deux agents alors que l'arrêté d'alignement serait déjà sorti d'après l'article de la Dépêche d'hier dimanche 2 juillet ???

Son équivalent internet paru le samedi soir est ci-dessous ...

 

 

Dimanche 2 juillet

Monsieur Viola Président du département qui avait pourtant promis de ne pas faire d'arrêté d'alignement vient d'en produire un et le comble c'est qu'il explique à la Dépêche que c'est à la demande du Préfet...

Le danger ou la sécurité ne sont pas en cause, il faut le souligner à nouveau... Nous avons laissé 50cm aux piétons pour circuler, l'enjeu véritable de l'arrêté, qui l'entache d'illégalité, est de faire bénéficier un tiers d'un avantage exorbitant au détriment du riverain.

Nous sommes des citoyens, nous avons des droits... Tous ces élus qui essaient de nous mettre à la porte de chez nous sont payés par nos impôts et censés nous représenter...

Vous avez dit DÉMOCRATIE ???

 

 

 

Vendredi 30 juin

Des 11 assignés, 4 ne pouvaient pas avoir été sur les lieux, mais qu'importe VALECO n'est pas à un mensonge près pour parvenir à ses fins...

Les sept autres personnes, leur avocat qui a veillé une partie de la nuit pour finaliser le dossier, la presse et les amis venus les soutenir sont au rendez-vous mais pas l'avocate de VALECO qui n'a pas daigné venir de PARIS puisque selon ses dires elle ne savait pas que nous étions représentés par un avocat !!! Et n'a pas eu le temps de lire le dossier !!!

Qu'à cela ne tienne juge et avocat adverse organisent leur emploi du temps de façon à convenir à Mme l'avocate de VALECO... Pas mercredi, elle ne peut pas... Oui vendredi c'est possible...

Donc nouveau RV : vendredi 7 juillet 14 heures...

 

 

Jeudi 29 juin

Plusieurs avocats travaillent avec nous. Jeudi à 11 heures, nous avons rendez-vous avec l'un d'entre eux qui nous dit avoir téléphoné à la partie adverse qui refuse un quelconque report. Hors dans ce genre de procédure il faut l'accord des deux parties pour obtenir un report. Il reste l'après-midi et la nuit pour monter le dossier.

 

 

Mercredi 28 juin

11 d'entre nous reçoivent une assignation par huissier nous "conviant" à nous présenter le vendredi 30 juin à 10 heures au tribunal de grande instance de Carcassonne pour répondre à un référé heure à heure de VALECO au motif que nous bloquons la chaussée.

Nous avons deux jours pour nous préparer...

 

 

21 juin toujours...

 

Le secrétariat de la préfecture mis au courant du passage en force avec violence de la société VALECO (constaté par la gendarmerie) ce matin, a délivré un message fort : ILS N'INTERVIENDRONT PAS alors qu'ils savent que ce genre de choses va se reproduire jusqu'au passage de tout le matériel. Peut-être parce qu'ils espèrent que la force brute qui est du côté de VALECO va venir à bout du conflit et qu'après quelques temps tout le monde aura oublié ? 

 

Mais et la loi ? Et le droit du citoyen à être défendu en cas d'attaque  ?

Changement de gouvernement OUI mais de société NON. Le pouvoir est toujours à la solde des nantis et non pas au service des citoyens qui pourtant paient tous ces gens avec leurs impôts !!!

 

Alors faut-il répondre à la violence par la violence ? NON ! même cette auto défense  nous est interdite car les pouvoirs publics n'attendent que cela pour évacuer la propriété privée de Mr MOYSON  (état d'urgence oblige)...

 

Que nous reste-t-il ? l'appui de gens comme nous qui ne peuvent plus supporter cet état de fait car la foule empêche l'action des camions...

 

 

A 5h 30, ce matin 21 juin

20 vigiles armés de chiens ont dégagé par la force et dans la violence la permanence nocturne qui gardait le pont du REC installée sur la propriété privée de Willy MOYSON ; puis ils ont arraché la clôture et fait passer la première rotation de camions en force.

 

Qu'est cette société où des gens utilisent la violence en toute impunité pour violer la propriété privée des citoyens ?

 

Ce promoteur éolien se croit vraiment intouchable...

 

N'y aura-t-il personne pour réagir ??? Que font les pouvoirs publics ???

 

Il ne faudra pas attendre de film de cette violence car le téléphone portable a été arraché des mains des campeurs et projeté au loin.

 

 

 

 

14ème jour d'occupation du terrain de notre ami.

Notre proposition de laisser faire demi-tour aux camions de VALECO  reste toujours sans suite...

 

Un journaliste du Parisien et un de la Dépêche sont venus sur le site.

En tant que citoyens responsables, nous souhaitons que la zone de dévastation créée par la société VALECO soit utilisée. Le village médiéval de Saint-Pierre Le Clair et toute la biodiversité de ce magnifique paysage ne doivent pas avoir été détruits pour rien. Il est trop tard pour revenir en arrière.

Pour sortir de cette crise, nous proposons à VALECO d'installer sur cette zone dévastée des panneaux photovoltaïques.

Jusqu'à présent cette proposition est restée lettre morte.

 

Vidéo sur la chaîne youtube (voir ci-dessous)

 

 

Voici l'article en question ! (voir ci-dessous)

Il n'a pas fallu longtemps aux forces de l'ordre pour réagir !!!

Rendez-vous compte on parle sans preuve d'un hypothétique collectif et le procureur est saisi : il y aurait bien trouble à l'ordre public et nous pourrions être délogés... Mais nous n'avons jamais été sur la route et l'arrêté temporaire ne doit pas faire oublier l'arrêté qui court du 6 juin au 21 juillet (voir ci-dessous) pour cause de privatisation de la route en faveur de VALECO : encore une fois que nous soyons sur la propriété de notre ami ou pas les usagers ne passeront pas ! 

De qui se moque-t-on ? Trois associations : Amis de St-Sernin, Collectif Tourreillois, la FASPA sont en lutte depuis des années (ces dernier mois sur le terrain) pour défendre leur patrimoine archéologique, biodiversité etc...soutenues par l'opinion défavorable à l'érection de ces monstres de 85% des Tourreillois et 80% des bouriégeois.

Elles ont été rejointes par la TNE (140 associations) et la FED (plus de 1000 associations). Ce qui représente un peu plus que les 4 personnes non informées citées dans l'article. ET POURTANT ...

Aucun pouvoir public ne nous a écoutés, tout le monde sait que cette route est trop étroite particulièrement Monsieur POUS (maire de Bouriège) dont c'est le village... Et c'est nous qu'il faut déloger par la force !!! OU EST LA JUSTICE ??? QUID DE LA DÉMOCRATIE ???

 

Dans son article de ce matin 16/06/2017  Françoise PETAVY parle de prise en otage des usagers de la D52 "pris entre les anti-éoliens et VALECO". 

Un arrêté départemental a été promulgé   à la demande de  VALECO pour faciliter le passage de leurs camions. La route sera bloquée par les vigiles de VALECO du 6 juin au 21 juillet 2017 du lundi au vendredi (6h/20h) qu'il y ait des gens sur les propriétés privées ou pas.

Les citoyens qui s'organisent en chaîne humaine pour se défendre sont sur une propriété privée et pas sur la route. Ils n'ont rien à voir dans cette décision départementale de bloquer la D52.

DERNIERE MINUTE VENDREDI 16 JUIN 2017

Hier soir, VALECO a refusé une fois de plus la proposition des riverains opposants de laisser les camions faire demi-tour.

LES OPPOSANTS NE BLOQUENT PAS LA ROUTE

Contrairement aux dires de certaines personnes relayées par une journaliste  locale ce sont les vigiles postés par VALECO qui bloquent la route forts de l'arrêté départemental...

Les voitures pourraient très bien passer ; d'ailleurs elles passent le week-end...

L'objectif paraît clair : que les gens interpellent le Préfet ainsi il pourra  nous déloger (pour trouble à l'ordre public).

Rappel : VALECO a volontairement obligé les chauffeurs à monter les camions alors qu'ils avaient prévenu depuis le début qu'ils ne passeraient pas !!!

 

LE PASSAGE EN FORCE A TOUJOURS ETE PROGRAMME puisque tout le monde sait que la RD52 est trop étroite pour laisser passer de tels monstres.

Si vous voulez savoir comment nous traitent les forces de l'ordre censées nous protéger : chaîne youtube

 

 

JUIN 2017 point d'orgue de notre action

 

Nous en sommes à la phase finale de notre action.Un très bref résumé d'un parcours du combattant épuisant nerveusement où on apprend ce qu'est vraiment la justice et au service de qui elle est....

Vous saurez pourquoi nous en sommes arrivés à faire des chaînes humaines devant les engins. Il est très important de savoir que Valéco, les élus, l'administration tous savaient que le passage en force serait le seul moyen mais tous ils ont laissé faire.

NON ! MESDAMES, MESSIEURS ! Ce n'est pas nous les MECHANTS !!!

 

L'année 2017 a été consacrée à lutter sur le plan judiciaire...

Car fin janvier la société VALECO passe en force encadrée par la gendarmerie aux ordres du Préfet et la milice qu'ils emploient (maître chiens armés de bombes lacrimogènes) en empiétant sur la propriété privée d'un propriétaire terrien opposé au projet...

 

Immédiatement nous attaquons sur deux fronts :

  • Sur le plan privé : nous gagnerons le procès et la Société devra payer des indemnités mais il est trop tard (ils sont passés).
  • Sur le plan public : nous allons devant le tribunal administratif de Montpellier pour faire un référé afin de stopper les travaux. Pendant le temps que la justice met à se décider à étudier le dossier la société Valéco ...
  • éradique plusieurs dixaines d'hectares de biodiversité
  • fait disparaître définitivement le site médiéval de Saint Pierre Le Clair (malgré les préconisation de la DRAC et du Préfet)
  • Creuse un chemin absolument illégal ne figurant pas sur le permis de construire modificatif pour pouvoir passer
  • Installe une bande de vigiles armés et  très agressifs qui créent de fait une zone de non droit y compris pour les agriculteurs mitoyens...

Toutes preuves sur : chaîne youtube

 

Vous vous dites que nous avons gagné ce référé ? Et bien pas du tout...

La justice a tranché en faveur de Valéco.

Voici  un exemple entre dix : La société Valéco a soutenu devant le juge (attesttion sur l'honneur) que les travaux des plates formes étaient achevés et qu'il n'y avait pas lieu d'arrêter des travaux déjà terminés...

Voici une photo datée du jour de l'audience prouvant à l'évidence que les travaux se poursuivaient (nous sommes en juin et ils se poursuivent toujours d'ailleurs) et que la société se moquait du juge...

 

 

Vous pensez que le juge nous a écoutés n'est-ce pas  et a été fâché d'avoir été pris pour un idiot ???

Mais pas du tout !!! Il a déduit de cette photo et d'autres aussi parlantes que plates formes et chemins étaient terminés... 

Vous avez dit justice ? Et quand nous disons que le tribunal de Montpellier est pro éolien on nous reproche notre parti pris...

Nous en sommes au 6ème permis modificatif !!! 

Pourquoi ??? Parce qu'à chaque fois que nos avocats soulèvent une irrégularité et ce n'est pas difficile, il n'y a que cela ... Le Préfet demande à la société Valéco de régulariser en créant un nouveau permis modificatif.  chaîne youtube

 

Dans ces conditions cette lutte juridique est perdue d'avance...

Que nous reste-t-il ???

Il nous reste le terrain car la route départementale est trop étroite comme toutes les procédures, articles de presse, lettres recommandées aux élus et à l'administration le clament depuis plus de DIX LONGUES ANNÉES sans succès.

Voilà trois semaines un camion gabarit est venu mesurer la route D 52 pour passer les socles des éoliennes, verdict sans appel des chauffeurs (les chauffeurs doivent finir la manœuvre à la main): la route est trop étroite... Une semaine plus tard, Valéco a exigé que ses camions montent tout de même tout en sachant que le passage est impossible que le passage devra se faire dans la violence et que la route sera bloquée... Non ! Ce n'est pas nous les violents !

Depuis 15 jours, les pressions se succèdent car pour passer son matériel Valéco a besoin d'empiéter sur la propriété privée d'un ami qui malgré de grosses sommes d'argent refuse de céder le passage. Les chaînes humaines se forment à chaque tentative de passage en force sur la propriété privée empêchant ainsi les camions de passer...

La  violence n'est pas de notre fait , notre lutte a toujours été légale et pacifiste...

Jeudi dernier, Valéco n'a pas hésité à envoyer une pelle de 50 tonnes face à des manifestants à pied et comme ils ne reculent devant rien, l'un de nos amis s'est fait pousser par la pelle, un autre s'est fait frapper par le conducteur nécessitant l'intervention des pompiers et un autre encore s'est fait agresser par le chien d'un vigile et je passe ceux qui se sont fait enterrer les pieds...

Le Département a envoyé ses employés pour faire un piquetage de la route prenant 1,50m à la propriété privée. Ils mesuraient la route à chaque passage difficile et demandaient aux employés de VALECO  si c'était suffisant... Ils n'hésitent pas à passer derrière notre clôture ce qui est strictement interdit par la loi...

 

Nous avons fait venir un expert géomètre auprès des tribunaux de Montpellier qui nous a confirmé que nous étions dans notre bon droit mais la commandante de gendarmerie nous a prévenus que l'arrêté d'alignement ferait foi et que nous pourrions finir en garde à vue si nous nous opposions au passage des camions après l'avoir reçu.

Cet arrêté sera illégal, tout le monde le sait et nous n'aurons d'autre recours que d'aller devant les tribunaux laissant ainsi passer les éoliennes puisqu'il faudra un an au dossier pour être traité... Au mieux VALECO sera alors condamné comme d'habitude à payer des indemnités... Ils ont les moyens avec toutes les subventions qu'ils ont touchées !!!

Nouveau passage en force, vendredi filmé par FR3.